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Resume

FAITS SAILLANTS

Les prévisions formulées pour la production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2019/20 sont majorées de 11 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.159 millions, principalement du fait d’une embellie pour le maïs américain. Celui-ci fait 8 millions de tonnes de plus que le mois dernier, à 342 millions, en repli de 7 % d’une année sur l’autre mais les perspectives de production restent incertaines après un cycle de végétation loin d’être idéal. Les prévisions de consommation mondiale sont relevées de 2 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.186 millions (+1 % d’une année sur l’autre), car une hausse des données pour l’affouragement en blé et en sorgho est en partie compensée par une réduction dans le cas du maïs. Avec de plus grosses disponibilités nouvelle récolte que dans le dernier GMR, et en tenant compte d’une hausse des stocks d’ouverture, les projections de stocks de clôture mondiaux (cumul des campagnes locales respectives de commercialisation) font 13 millions de tonnes de plus d’un mois sur l’autre, à 598 millions, tout de même en repli de 27 millions d’une année sur l’autre, le plus bas niveau en quatre ans. Les échanges sont quasiment inchangés d’un mois sur l’autre, à 370 millions de tonnes, car des prévisions érodées pour le blé et le sorgho sont compensées par une augmentation pour le maïs.

Comme les données sur les échanges confirment des expéditions moindres que prévu vers des marchés clés, les prévisions du Conseil concernant les échanges de soja en 2018/19 sont rognées de 1 million de tonnes, à 149 millions de tonnes, un repli de 3 % d’une année sur l’autre. Les perspectives de production en 2019/20 se sont détériorées de 4 millions de tonnes par rapport à juillet du fait des résultats moindres attendus aux Etats-Unis, où les superficies moissonnées vont probablement se contracter de 14 % d’une année sur l’autre. Comme on ne mise que sur une réduction minime de la consommation, la réduction nette des disponibilités se traduit par une baisse du chiffre de stocks, en repli de 3 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 41 millions (55 millions). La projection de la demande mondiale à l’importation est étêtée à 150 millions de tonnes, soit un gain de 1 % d’une année sur l’autre.

Pour traduire une demande en berne par les acheteurs d’Afrique et d’Asie, les prévisions d’échanges de riz en 2019 sont abaissées de 1 million de tonnes, à 45 millions, une légère contraction d’une année sur l’autre. Sur la base des réductions chez les principaux exportateurs, la production mondiale en 2019/20 est abaissée de 2 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 501 millions, en légère hausse sur l’an dernier. Toutefois, du fait des ajustements historiques de l’offre et la demande apportés aux chiffres de la Chine, les stocks de clôture mondiaux sont relevés de 16 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 178 millions, un gain de 3 % sur l’année précédente et un nouveau pic.

L’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) a perdu 4 % depuis le dernier Rapport sur le marché des céréales, y compris une chute particulièrement brutale du sous-indice du maïs, tandis que l’orge et le blé affichent aussi des replis notables.

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VUE D’ENSEMBLE

La production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2019/20 est estimée croître de 1 % d’une année sur l’autre, à 2.159 millions de tonnes, car des moissons exceptionnelles de blé et d’orge sont en partie contrées par une récolte moindre de maïs. La plus grosse production de céréales absorbe presque entièrement des stocks d’ouverture plus tendus, de sorte que le total des disponibilités n’est qu’à peine inférieur à l’an dernier. Toutefois, du fait d’une hausse de la consommation, les stocks de clôture mondiaux devraient reculer pour la troisième année consécutive, et la cadence du repli devrait s’accélérer. A 598 millions de tonnes, en repli de 27 millions sur l’an dernier, les stocks de report mondiaux de céréales à la fin de 2019/20 sont placés à leur plus bas niveau en quatre ans. Cela s’explique entièrement par un repli du maïs, ces stocks étant jugés tomber à leur plus bas niveau en six ans, principalement du fait des replis attendus aux Etats-Unis et en Chine. En revanche, les stocks de blé pourraient atteindre un niveau record et, après avoir reculé à leur plus petit niveau en six ans, les inventaires d’orge devraient afficher un certain redressement. Les échanges de céréales (juillet-juin) devraient grimper à 370 millions de tonnes, ce qui dépasse légèrement le dernier pic atteint en 2017/18. On mise sur de plus grosses expéditions de blé, d’orge, de sorgho et de seigle mais les échanges de maïs devraient reculer pour la première fois en 11 campagnes, même si ce repli n’est que modeste.

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Face à une production record et une croissance relativement modeste de l’utilisation, les stocks de report mondiaux de soja en 2018/19 pourraient grimper d’un quart d’une année sur l’autre à un nouveau pic. La production mondiale devrait accuser un vif repli en 2019/20 car un effondrement de la production américaine – en raison d’une forte diminution des emblavures et de rendements inférieurs à la tendance – n’est qu’en partie compensé par des augmentations ailleurs. Du fait d’un accroissement de la consommation, les inventaires devraient se contracter, même s’ils restent supérieurs à la moyenne. L’essentiel de l’amenuisement interviendra aux Etats-Unis, où les stocks devraient reculer d’environ 9 millions de tonnes d’une année sur l’autre. Les volumes échangés sont estimés se hisser à 150 millions de tonnes, même si des incertitudes persistent concernant la demande et les politiques.

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Malgré des révisions historiques apportées aux statistiques de consommation et de stocks pour la Chine, la toile de fond plus large des fondamentaux pour le riz en 2018/19 n’est guère changée par rapport à l’an dernier, la production, la consommation et les stocks étant estimés atteindre de nouveaux pics. Toutefois, face à une demande en berne de la part des acheteurs asiatiques, les échanges mondiaux pourraient reculer de 3 % d’une année sur l’autre en 2019 ; des expéditions plus modestes par l’Inde et la Thaïlande font contraste avec les exportations par la Chine et le Viet Nam. La production pourrait croître en 2019/20, mais comme les moissons de la récolte sont encore distantes, les prévisions revêtent un caractère très provisoire. On mise sur une nouvelle augmentation de l’utilisation et des stocks, alors que les échanges pourraient progresser du fait des plus grosses expéditions à l’Afrique.

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RESUME DU MARCHE

Impulsé par un vif repli des valeurs du maïs après la parution du rapport WASDE à la mi-août, le GOI du CIC a dérapé à son plus bas en trois mois, affichant 4 % de moins qu’à la fin de juillet.

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Sur toile de fond de disponibilités mondiales confortables et d’une demande à l’exportation généralement terne, le sous-indice blé du GOI du CIC a chuté de 4 % d’un mois sur l’autre, à des niveaux qui n’avaient pas été observés depuis juin 2017.

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Le sous-indice maïs du GOI du CIC a dévissé de 16 % durant les cinq semaines depuis la parution du dernier GMR, car les fonds spéculatifs ont liquidé leurs positions longues en réaction aux estimations de l’USDA faisant état de superficies et de rendements supérieurs aux attentes.

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Etayé par des soucis de production en Thaïlande et en Inde, le sous-indice riz du GOI du CIC a affiché un gain modeste d’un mois sur l’autre.

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Comme les replis des prix américains font plus que compenser les gains nets des cotations libellées en dollars au Brésil et en Argentine, le sous-indice soja du GOI du CIC a légèrement fléchi en août.