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Resume

FAITS SAILLANTS

Les perspectives de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2022/23 sont majorées de 1 million de tonnes par rapport au GMR de novembre, avec une récolte jugée faire 1 % de moins que l’an dernier, à 2.256 millions. Compte tenu des inventaires d’ouverture moindres et d’une utilisation accrue, les prévisions de stocks de report mondiaux (cumul des campagnes locales respectives de commercialisation) sont abaissées de 3 millions de tonnes, à 577 millions, le plus bas niveau en huit ans.

Comme les superficies sous blé ne devraient guère évoluer en 2023/24, une diminution des rendements pourrait limiter la production à 788 millions de tonnes, en recul de 1 % sur l’an dernier. La demande pour l’alimentation humaine renouera sans doute avec la croissance tendancielle mais, comme l’affouragement est jugé moindre, l’utilisation totale devrait croître de 1 %, un pourcentage plus lent que la moyenne. Les stocks mondiaux sont estimés se contracter, en raison d’inventaires de clôture moindres chez les principaux exportateurs.

Comme la baisse de la production argentine l’emporte sur les modestes hausses formulées ailleurs, la production mondiale de soja est estimée faire 3 millions de tonnes de moins qu’avant, pour atteindre néanmoins un pic de 385 millions (+8 %). La baisse de l’offre étant plus ou moins égalée par une consommation moindre, les inventaires cumulés de fin de campagne sont inchangés par rapport à novembre. Les échanges sont jugés en légère hausse sur les estimations précédentes, à 168 millions de tonnes (+8 %).

Peu de changements ont été apportés aux perspectives du Conseil concernant l’offre et la demande mondiales de riz en 2022/23, une production moindre se répercutant sur une baisse de l’utilisation locale et sur une réduction des stocks. Toutefois, des attentes rehaussées pour d’importants importateurs, notamment la Chine et l’Indonésie, augmentent la projection d’échanges en 2023 (janvier-décembre) à raison de plus de 1 million de tonnes, à 51 millions (-5 %). Du côté des exportateurs, les perspectives d’expéditions par l’Inde et la Thaïlande sont majorées par rapport à novembre.

Du fait des tendances mixtes pour ses principaux composants, l’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) a fléchi de 1 % depuis le dernier rapport.

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VUE D’ENSEMBLE

La production cumulée de céréales a totalisé 2.256 millions de tonnes en 2022/23, en repli de 33 millions par rapport au pic de la campagne précédente. La contraction traduit principalement une plus petite récolte de maïs, estimée faire 58 millions de tonnes de moins d’une année sur l’autre, avec des moissons très réduites aux Etats-Unis, en Ukraine et dans l’UE. En revanche, la production de blé atteint un nouveau record, et l’on enregistre également une hausse pour la production d’orge et d’avoine. Malgré un repli inhabituel de la consommation, placée à 2.275 millions de tonnes, soit 1 % de moins que l’an dernier, un recul relativement plus marqué de l’offre se traduira par une nouvelle contraction des stocks mondiaux. Les inventaires de fin de campagne sont jugés se contracter de 19 millions de tonnes, à 577 millions, et le ratio stocks/utilisation estimé à 25,3 % est le plus serré depuis 2012/13. Avec des expéditions moindres de maïs, de blé, d’orge et de sorgho, les échanges de céréales devraient reculer de 17 millions de tonnes, à 407 millions.

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Malgré les conditions préoccupantes en toile de fond dans certaines régions productrices de l’Amérique du Sud, la production mondiale de soja en 2022/23 est jugée progresser de près de 30 millions de tonnes d’une année sur l’autre pour atteindre un nouveau pic, principalement du fait d’une moisson brésilienne considérable, conjuguée à de modestes hausses ailleurs. On mise sur une utilisation record, tandis que les inventaires vont sans doute se redresser, même si les réserves des principaux exportateurs vont rester historiquement tendues. Les échanges devraient grimper de 8 % d’une année sur l’autre du fait d’un intérêt acheteur plus marqué pour des disponibilités de l’hémisphère Sud jugées à prix compétitifs.

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Pour traduire des moissons réduites chez les principaux producteurs, la production mondiale de riz en 2022/23 est jugée reculer de 12 millions de tonnes d’une année sur l’autre. Sur toile de fond de disponibilités moindres, l’utilisation dans l’alimentation humaine devrait reculer, tandis qu’une forte contraction des stocks est attendue, notamment en Chine et chez les principaux exportateurs. Bien que l’on mise sur une contraction des échanges, les volumes en 2023 devraient tout de même dépasser 50 millions de tonnes, les exportations indiennes étant nettement au-dessus de la moyenne récente.

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La production mondiale de pois secs en 2022/23 est estimée croître de 11 % d’une année sur l’autre, à 13,6 millions de tonnes, principalement en lien avec des gains au Canada et en Russie, et cette augmentation va se répercuter dans une utilisation accrue et un redressement des stocks. On mise sur une hausse robuste des échanges, les exportations canadiennes affichant une augmentation d’environ un quart d’une année sur l’autre. Le total des échanges mondiaux toutes variétés de légumineuses confondues en 2023 (janvier-décembre) devrait s’établir à 17,7 millions de tonnes (+3 %).

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RESUME DU MARCHE

Comme les replis des prix à l’exportation du blé, de l’orge et du maïs sont en partie compensés par des gains nets des prix du riz et du soja, le GOI du CIC a fléchi de 1 % durant la période écoulée depuis le dernier GMR.

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Face à des améliorations des perspectives de l’offre mondiale et comme les exportateurs de la région mer Noire apportent une vive concurrence sur le marché mondial, le sous-indice blé du GOI du CIC a reculé de 8 %, tombant à son plus bas niveau en 15 mois.

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Entièrement du fait de la faiblesse aux Etats-Unis, où les prix ont reculé en raison des craintes générales suscitées par la frilosité de la demande à l’exportation, le sous-indice maïs du GOI du CIC a perdu 1 % par rapport à la mi-novembre.

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Le sous-indice riz du GOI du CIC a gagné 8 % au cours des deux mois écoulé, conforté par une accélération de la demande internationale, des fluctuations monétaires et des préoccupations relatives à l’offre en Asie du Sud.

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Le sous-indice soja du GOI du CIC s’est quelque peu raffermi durant la période écoulée depuis le GMR de novembre, malgré des fluctuations de prix mitigées selon les principales origines.