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Resume

FAITS SAILLANTS

Les prévisions de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2020/21 sont abaissées de 13 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.225 millions, principalement du fait d’une détérioration dans le cas du blé (principalement aux Etats-Unis, dans l’UE et en Russie) et pour le maïs (surtout aux Etats-Unis). Les perspectives de consommation sont globalement inchangées, avec de petits ajustements à la hausse pour l’alimentation humaine et les usages industriels qui sont compensés par un chiffre réduit pour l’affouragement. Une hausse de l’estimation des stocks d’ouverture ne compense qu’en partie des disponibilités moindres nouvelle récolte, les stocks de report mondiaux 2020/21 faisant 10 millions de tonnes de moins que le mois dernier, à 625 millions, soit une modeste hausse par rapport à l’an dernier. L’essentiel de la réduction d’un mois sur l’autre des prévisions de stocks mondiaux toutes céréales confondues reflète un chiffre plus faible pour les stocks de report de maïs aux Etats-Unis compte tenu d’une moisson inférieure aux attentes. La projection d’échanges mondiaux (juillet-juin) est relevée de 1 million de tonnes d’un mois sur l’autre, du fait d’une hausse des expéditions de maïs et de blé.

Pour traduire des exportations supérieures aux attentes dans l’hémisphère Sud, les prévisions du Conseil concernant les échanges mondiaux de soja en 2019/20 (octobre-septembre) sont relevées de 3 millions de tonnes, à 158 millions, un gain de 4 % d’une année sur l’autre. Essentiellement en lien avec une hausse pour le Brésil, la production mondiale en 2020/21 est estimée en légère augmentation sur le mois dernier, à 365 millions de tonnes, une hausse de 8 % sur l’année précédente. Pour tenir compte de l’accroissement des stocks d’ouverture, la hausse nette des disponibilités est répercutée sur une augmentation des perspectives de consommation et des stocks de clôture. La demande mondiale à l’importation est majorée légèrement d’un mois sur l’autre, à 161 millions de tonnes, un gain de 3 millions sur l’an dernier.

L’offre et la demande mondiales de riz en 2019/20 n’évoluent guère par rapport au mois dernier, avec des stocks de report de fin de campagne qui se hissent à un nouveau record. Les perspectives de production en 2020/21 sont maintenues à un pic de 505 millions de tonnes, mais un chiffre plus élevé pour les stocks d’ouverture rehausse légèrement le total des disponibilités. Et comme les projections du Conseil pour la consommation sont rognées par rapport au mois dernier, les stocks de report sont placés en hausse de 2 millions de tonnes sur le mois dernier, à 182 millions (+5 millions d’une année sur l’autre). Les échanges en 2021 (janvier-décembre) sont légèrement relevés, à 45 millions de tonnes, un gain de 5 % d’une année sur l’autre.

Compte tenu de la hausse des prix pour tous les composants hormis le riz, l’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) s’est renforcé de 3 % d’un mois sur l’autre.

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VUE D’ENSEMBLE

Comme on s’attend à une moisson de maïs record, la production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2020/21 est estimée croître de 48 millions de tonnes d’une année sur l’autre, à un nouveau pic de 2.225 millions. La consommation totale devrait augmenter de 39 millions de tonnes, à 2.218 millions, l’essentiel du gain concernant l’affouragement et les usages industriels de maïs. Les stocks mondiaux à la fin de 2020/21 sont estimés s’orienter à la hausse, à 625 millions de tonnes, mais compte tenu de l’essor attendu de la demande, le ratio stocks mondiaux-utilisation est estimé accuser une légère baisse d’une année sur l’autre, à son plus bas niveau en six campagnes. Ce point est essentiellement lié au quatrième repli consécutif des stocks mondiaux de maïs, principalement dû à une contraction soutenue en Chine. Les inventaires mondiaux de fin de campagne pour les autres céréales sont jugés croître, y compris ceux du blé qui se hissent à un record absolu. Une modeste augmentation des échanges toutes céréales confondues est envisagée, à un nouveau pic, y compris la douzième hausse consécutive annuelle des expéditions de maïs.

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Avec un vif repli de la production qui se traduit par une baisse du total de l’offre, les réserves mondiales de soja en 2019/20 sont estimées se contracter d’environ le quart d’une année sur l’autre, à 47 millions de tonnes, principalement du fait d’un repli chez les principaux exportateurs. De plus grosses expéditions à la Chine et vers d’autres marchés sont jugées propulser les échanges mondiaux à un record de 158 millions de tonnes, un gain de 4 % sur l’an dernier. Du fait d’un rebond aux Etats-Unis, conjugué à des récoltes peut-être plus grosses au Brésil et en Argentine, la production mondiale 2020/21 devrait croître de 8 % d’une année sur l’autre. Comme le total de l’utilisation est estimé progresser de 3 %, à un niveau record, les inventaires ne vont probablement afficher qu’une modeste hausse. Les échanges sont projetés à un nouveau pic, en lien avec une demande plus ferme de certains acheteurs asiatiques.

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La production mondiale de riz en 2019/20 est estimée avoir légèrement reculé d’une année sur l’autre, car des récoltes moindres chez les producteurs clés, notamment en Chine, en Thaïlande et aux Etats-Unis absorbent les gains enregistrés ailleurs. La consommation mondiale est estimée à un nouveau pic car l’essor démographique augmente les besoins pour l’alimentation humaine en Asie et en Afrique. Une augmentation en Chine et chez les principaux exportateurs devrait doper les stocks à un nouveau pic. La fermeté des prix internationaux est jugée inciter les producteurs à planter davantage de riz en 2020/21, de sorte que la production mondiale pourrait atteindre un record et le total de l’utilisation et des inventaires pourraient aussi augmenter. Les échanges sont provisoirement estimés croître de 5 % d’une année sur l’autre, en restant toutefois inférieurs aux pics passés.

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RESUME DU MARCHE

Soutenu par la fermeté des prix à l’exportation des céréales et des oléagineux, le GOI du CIC a atteint un pic de six mois à la fin de juillet, en hausse de 3 % par rapport au dernier GMR.

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Profitant du soutien d’une moisson décevante en divers points d’Europe et de la région mer Noire, le sous-indice blé du GOI du CIC a augmenté de 3 % d’un mois sur l’autre.

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Le sous-indice maïs du GOI du CIC a grimpé de 4 % en juillet. Dopés par la hausse des primes à l’exportation, les gains en Argentine ont été particulièrement prononcés, avec des augmentations nettes à d’autres origines également.

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Presque entièrement à cause des prix plus faibles à l’exportation en Thaïlande, où les valeurs se sont repliées du fait d’un intérêt acheteur timide et de la hausse saisonnière des disponibilités, le sous-indice riz du GOI du CIC a perdu 3 % d’un mois sur l’autre.

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Le sous-indice soja du GOI du CIC a affiché un gain de 5 % d’un mois sur l’autre. Les prix aux Etats-Unis ont été étayés par la demande à l’exportation émanant de la Chine, alors que la baisse des disponibilités contribuait à des valeurs plus élevées au Brésil.