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Resume

FAITS SAILLANTS

A un record de 2.290 millions de tonnes, la production mondiale 2021/22 toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) est estimée en légère baisse par rapport au mois dernier, alors que, dans l’ensemble, les estimations de consommation et de stocks de clôture n’évoluent guère. En tenant compte de modestes augmentations pour le blé et le maïs, les échanges mondiaux (juillet-juin) sont placés en hausse de 1 million de tonnes d’un mois sur l’autre, à 417 millions.

Principalement en lien avec une projection révisée pour le maïs en Ukraine, où les superficies ont dépassé les attentes initiales, le total de la production mondiale de céréales en 2022/23 fait 4 millions de tonnes de plus qu’annoncé dans le GMR de mai. Bien que les prévisions de consommation soient légèrement revues à la hausse, la majeure partie des plus grosses disponibilités est destinée aux stocks qui sont jugés faire 3 millions de tonnes de plus que le mois dernier, à 583 millions (cumul des campagnes locales respectives de commercialisation). Les échanges devraient reculer à 405 millions de tonnes, en hausse de 1 million d’un mois sur l’autre.

De modestes corrections pour l’Amérique du Sud et l’Inde augmentent le total de la production mondiale de soja en 2021/22 par rapport au mois dernier mais, à 351 millions de tonnes, cela représente une forte baisse d’une année sur l’autre. Sur la base des augmentations formulées pour le Brésil et quelques producteurs de moindre envergure, la production mondiale 2022/23 est légèrement supérieure aux estimations du mois dernier et en hausse de 11 % d’une année sur l’autre. Comme les disponibilités ne changent guère d’un mois sur l’autre, un chiffre majoré pour le total de l’utilisation se traduit par une baisse des espérances de stocks, même si ceux-ci affichent une hausse considérable par rapport à l’an dernier. Les prévisions d’échanges du Conseil sont maintenues d’un mois sur l’autre.

Comme une hausse pour l’Inde fait plus qu’absorber des réductions chez les autres producteurs, la production mondiale de riz en 2021/22 est estimée en légère hausse d’un mois sur l’autre, à 515 millions de tonnes (+1 %). Même si les perspectives de production mondiale en 2022/23 sont rognées, ce seront tout de même les plus grosses jamais enregistrées. Les projections de stocks et d’échanges sont maintenues par rapport au mois dernier, atteignant ou frôlant des records absolus.

En raison de lourdes pertes sur tous les sous-indices, l’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) recule de 5 % d’un mois sur l’autre.

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VUE D’ENSEMBLE

Exclusivement du fait des plus grosses récoltes de maïs et de blé, la production mondiale toutes céréales confondues en 2021/22 est estimée faire 3 % de plus que l’an dernier. Comme la hausse des disponibilités est jugée dépasser la croissance de la consommation, les stocks de fin de campagne devraient augmenter de 1 %, à 607 millions de tonnes, la première augmentation depuis 2016/17, principalement du fait d’une hausse en Ukraine. En partie à cause d’une réduction des flux d’exportations dans la région mer Noire, les échanges mondiaux devraient reculer à 417 millions de tonnes (-2 %).

A 2.255 millions de tonnes, le total de la production de céréales en 2022/23 est estimé chuter de 2 % d’une année sur l’autre, abaissé du fait d’une plus petite récolte de maïs (-29 millions) et de blé (-12 millions). Si les perspectives de consommation sont mixtes, une baisse attendue de la demande à l’affouragement pourrait faire que le total de l’utilisation s’oriente à la baisse, à 2.280 millions de tonnes. Du fait d’un repli relativement plus marqué des disponibilités, les stocks de report mondiaux devraient se contracter, estimés en repli de 4 %, à 583 millions de tonnes. En supposant une logistique toujours compliquée dans la région mer Noire, les échanges mondiaux pourraient reculer de 3 % supplémentaires, à 405 millions de tonnes.

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Lors d’une campagne caractérisée par des récoltes sud-américaines sensiblement réduites, la production mondiale de soja en 2021/22 est estimée avoir chuté de 18 millions de tonnes d’une année sur l’autre. Compte tenu de la plus grande précarité de l’offre, la consommation et les échanges devraient se contracter d’une année sur l’autre, tandis que les inventaires devraient se crisper. En lien avec des gains de superficies et un rebond des rendements dans l’hémisphère Sud, la production pourrait se redresser sensiblement en 2022/23, de l’ordre de 11 % d’une année sur l’autre. Dopée par une hausse de la transformation en Asie et en Amérique du Sud, l’utilisation mondiale est estimée à un pic, alors que le Conseil envisage une possible hausse des inventaires. Les échanges devraient augmenter de 8 % d’une année sur l’autre.

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Comme on mise sur de plus grosses récoltes chez les exportateurs asiatiques, la production mondiale de riz est placée à un record de 518 millions de tonnes en 2022/23, soit légèrement plus que l’an dernier. Principalement en lien avec l’essor de la population, mais aussi parce que des prix relativement plus faibles par rapport aux autres options pourraient étayer la demande, la consommation est estimée à un nouveau pic. Les inventaires sont jugés inchangés d’une année sur l’autre car des gains chez les principaux exportateurs – principalement l’Inde – compensent un repli des réserves chinoises. Les échanges devraient rester élevés en 2023 du fait de la demande africaine.

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RESUME DU MARCHE

Surtout comprimé par les prix plus faibles du blé mais tous les autres sous-indices s’inscrivant aussi à la baisse, le GOI du CIC a perdu 5 % net.

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Le sous-indice blé du GOI du CIC s’est tassé de 12 %, comprimé par des spéculations à propos des couloirs d’exportation dans la région mer Noire, mais aussi par des craintes économiques plus générales et une augmentation des pressions saisonnières dans l’hémisphère Nord.

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Du fait d’un débordement des marchés extérieurs et comme les craintes d’un démarrage timide de la saison des semis aux Etats-Unis se dissipaient, le sous-indice maïs du GOI du CIC a fléchi de 1 % depuis le GMR de mai.

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En lien avec des mouvements monétaires et une demande internationale plus terne, le sous-indice riz du GOI du CIC s’est légèrement détendu au cours du mois écoulé.

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Le sous-indice soja du GOI du CIC a perdu 2 % d’un mois sur l’autre car des gains initiaux ont ensuite été balayés par la faiblesse des valeurs du soja, la bonne progression des semis aux Etats-Unis et de vifs replis sur les marchés extérieurs en raison d’une recrudescence des inquiétudes économiques.