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Resume

FAITS SAILLANTS

Les prévisions formulées pour la production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2020/21 sont rognées de 6 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.220 millions, principalement du fait d’une détérioration pour le maïs brésilien. Avec une consommation accrue, les perspectives de stocks sont abaissées de 9 millions de tonnes, à 599 millions, principalement du fait des réductions formulées pour le maïs et le blé. Du fait des importations plus fortes que prévu par la Chine, les prévisions d’échanges mondiaux sont relevées de 5 millions de tonnes par rapport au mois dernier, à 420 millions, une hausse de 26 millions d’une année sur l’autre. Pour 2021/22, une projection de production mondiale revue à la hausse compense en partie une contraction des stocks d’ouverture, ce qui laisse des disponibilités totales en repli de 4 millions de tonnes par rapport au mois dernier. Comme la consommation est relevée de 10 millions de tonnes, principalement du fait d’un accroissement des projections pour l’affouragement, les stocks de clôture sont rognés de 15 millions d’un mois sur l’autre, à 595 millions, leur plus bas niveau en sept ans. Les échanges font 6 millions de tonnes de plus que le mois dernier du fait des plus grosses expéditions de blé, d’orge et de sorgho.

Les estimations de production de soja en 2020/21 sont étêtées à 361 millions de tonnes, en hausse de 7 % d’une année sur l’autre. Comme la consommation n’est guère changée d’un mois sur l’autre, le repli net des disponibilités se traduit par une baisse des inventaires, à 46 millions de tonnes (-5 millions d’une année sur l’autre). Avec des majorations pour certains importateurs, les prévisions d’échanges affichent une légère hausse, à 172 millions de tonnes (+1 million). En raison d’une majoration des perspectives pour le Brésil qui compense des réductions formulées pour les Etats-Unis et plusieurs autres producteurs, la projection de production en 2021/22 est stable d’un mois sur l’autre, à 383 millions de tonnes (+6 % d’une année sur l’autre). Si les stocks de report sont jugés afficher une légère hausse, les réserves des exportateurs sont les mêmes d’un mois sur l’autre, à 10 millions de tonnes. Les échanges sont relevés de 1 million de tonnes, à un pic de 174 millions de tonnes.

Pour traduire une utilisation accrue des réserves publiques, en lien avec un usage plus élevé pour l’alimentation animale en Chine et le déploiement d’un système de sécurité alimentaire en lien avec la COVID-19 en Inde, la consommation mondiale de riz en 2020/21 est relevée de 3 millions de tonnes d’un mois sur l’autre. Comme la production recule, les stocks sont rognés de 4 millions de tonnes, à 169 millions (174 millions). En lien avec une demande plus ferme émanant de l’Afrique subsaharienne, les projections d’échanges en 2022 (janvier-décembre) sont légèrement relevées, à 47 millions de tonnes, plus ou moins inchangées d’une année sur l’autre, avec des exportations indiennes en hausse d’un mois sur l’autre.

Après des gains solides début mai, l’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) s’est replié plus tard dans le mois, affichant un recul global d’un mois sur l’autre de 3 %.

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VUE D’ENSEMBLE

Une augmentation de 28 millions de tonnes des disponibilités mondiales toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2020/21 devrait être plus que compensée par une hausse, ce qui entraîne le quatrième repli annuel consécutif des stocks. En partie impulsés par des importations records de céréales par la Chine, les échanges mondiaux sont jugés grimper à un pic absolu de 420 millions de tonnes (+6 % d’une année sur l’autre).

Y compris des records pour le blé et le maïs, le total de la production mondiale de céréales en 2021/22 devrait augmenter de 72 millions de tonnes, à un pic de 2.292 millions. Grâce à une utilisation plus forte de blé et de maïs, la consommation mondiale devrait augmenter de 59 millions de tonnes, à 2.297 millions. On envisage un cinquième repli annuel des stocks de céréales, à 595 millions de tonnes, essentiellement du fait d’un nouveau recul dans le cas du maïs. Si les importations de céréales de la Chine sont jugées rester élevées, elles pourraient ne pas égaler le record de la campagne précédente, ce qui contribue au premier repli des échanges mondiaux de céréales en trois ans, à 415 millions de tonnes.

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En lien avec des moissons considérables aux Etats-Unis et au Brésil, la production mondiale de soja en 2020/21 est placée à un record de 361 millions de tonnes (+7 % d’une année sur l’autre). Néanmoins, du fait des stocks d’ouverture plus petits et d’une consommation record, les stocks sont estimés se contracter pour la deuxième année consécutive, et les inventaires des Etats-Unis s’effondrent de 80 %. Les échanges vont probablement s’orienter à la hausse du fait d’une modeste hausse des importations de la Chine. Comme les prix élevés devraient encourager une hausse des semis, la production mondiale en 2021/22 devrait croître de 6 % d’une année sur l’autre à un nouveau record. Le total de l’utilisation est estimé en hausse d’une année sur l’autre alors que les stocks de report pourraient afficher une modeste reprise, même si les disponibilités chez les principaux exportateurs restent tendues. Les échanges sont projetés à un niveau record.

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La production mondiale de riz en 2020/21 est jugée atteindre un nouveau pic, sous l’effet de gains en Asie, mais les stocks pourraient se contracter pour la deuxième année consécutive en raison d’une utilisation record. Pour traduire de plus grosses récoltes en Inde et en Chine, la production en 2021/22 devrait croître de 2 %, à un record absolu. L’essor démographique est jugé étayer une demande record, mais cela pourrait être jugulé par un affouragement moindre en Chine. Les inventaires mondiaux vont probablement reprendre leur tendance à la hausse. Comme on s’attend à des expéditions considérables à l’Afrique subsaharienne, les échanges devraient rester élevés, à 47 millions de tonnes.

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RESUME DU MARCHE

En raison du repli des cotations à l’exportation des céréales et des oléagineux durant la deuxième quinzaine de mai, le GOI du CIC a perdu 3 % nets d’un mois sur l’autre, mais avec des prix moyens marquant une hausse de 47 % sur l’an dernier.

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Comprimé par des précipitations bénéfiques dans l’hémisphère Nord et un effet d’entraînement du maïs, le sous-indice blé du GOI du CIC a reculé de 5 % d’un mois sur l’autre.

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Le sous-indice maïs du GOI du CIC affiche un repli de 4 %. Les gains initiaux dus à une détérioration des perspectives de récolte au Brésil ont été inversés par une amélioration des perspectives aux Etats-Unis et un rapport WASDE qui a reçu une interprétation baissière.

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En raison de mouvements qui s’annulent chez les principaux exportateurs, le sous-indice riz du GOI du CIC est resté plus ou moins inchangé d’un mois sur l’autre.

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Comme sa fermeté initiale a été gommée durant la deuxième quinzaine du mois de mai, le sous-indice soja du GOI du CIC a fléchi de 2 %. Les pertes récentes découlaient des bonnes conditions météo pour les semis aux Etats-Unis et d’un ralentissement des achats de la Chine.