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Resume

FAITS SAILLANTS

Principalement du fait des moissons de blé et d’orge inférieures aux attentes rentrées par le Canada, la Russie et les Etats-Unis, les prévisions de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2021/22 sont rognées de 12 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.283 millions, une hausse de 3 % sur l’an dernier. La projection de consommation est abaissée de 7 millions de tonnes par rapport au mois de juillet, essentiellement en lien avec des chiffres plus bas pour l’affouragement en blé et en orge en raison de la détérioration des perspectives de l’offre. Malgré une demande inférieure aux prévisions antérieures, les stocks de report de blé et d’orge sont étêtés, ce qui abaisse de 5 millions de tonnes d’un mois sur l’autre la projection totale de stocks de céréales. A 415 millions de tonnes, les échanges mondiaux de céréales (juillet-juin) sont abaissés de 4 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, y compris des réductions pour le blé, le maïs et l’orge.

En lien avec des expéditions moindres que prévu depuis des origines sud-américaines à l’Asie, les prévisions d’échanges de soja en 2020/21 (octobre-septembre) sont à nouveau rognées, à 166 millions de tonnes, un repli de 3 % par rapport à l’an dernier. Du fait de la détérioration des perspectives pour les Etats-Unis, l’Argentine et l’Inde, la production mondiale en 2021/22 est estimée faire 2 millions de tonnes de moins que le mois dernier, à 380 millions, ce qui constitue tout de même un nouveau pic. Du fait d’une utilisation totale en léger repli d’un mois sur l’autre, à 376 millions de tonnes (+4 % sur l’an dernier), les stocks sont relevés à 57 millions (+8 %). Même si des projections d’échanges sont revues à la baisse, on mise tout de même sur des volumes records.

Les échanges mondiaux de riz en 2021 sont légèrement supérieurs au mois dernier, aux alentours de 47 millions de tonnes (+3 millions sur l’an dernier), du fait d’une correction à la hausse des expéditions à l’Asie, notamment au Bangladesh. Pour traduire des chiffres plus élevés pour les stocks d’ouverture et la production, les perspectives de l’offre mondiale en 2021/22 sont légèrement relevées par rapport au mois dernier, ce qui se traduit par une hausse de 1 million de tonnes des inventaires, à 172 millions (+1 million sur l’an dernier). Les échanges mondiaux en 2022 n’évoluent guère d’un mois sur l’autre et sont inchangés par rapport à l’an dernier.

Avec des gains marqués des prix à l’exportation pour le blé et l’orge, en partie compensés par un repli pour les cultures en ligne, l’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) gagne 2 % d’un mois sur l’autre.

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VUE D’ENSEMBLE

La production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2021/22 est estimée croître de 3 % par rapport à l’an dernier, à un record de 2.283 millions de tonnes, sous l’effet de nouveaux pics pour le maïs (+75 millions sur l’an dernier) et le blé (+8 millions). La consommation mondiale devrait croître de 2 %, y compris des gains pour l’alimentation humaine (+12 millions de tonnes sur l’an dernier), l’alimentation animale (+30 millions) et les usages industriels (+7 millions). Les stocks mondiaux de céréales sont jugés se contracter pour la cinquième année consécutive, à 589 millions de tonnes (-4 millions sur l’an dernier), leur plus bas niveau en sept ans, avec des replis sur l’an dernier pour le blé, l’orge et le millet/triticale qui ne sont qu’en partie compensés par des inventaires légèrement supérieurs de maïs et de seigle. A 415 millions de tonnes (-12 millions sur l’an dernier), les échanges mondiaux de céréales (juillet-juin) devraient afficher leur premier repli en trois ans, y compris des expéditions moindres de blé (-1 million), de maïs (-10 millions) et d’orge (-2 millions), mais une hausse pour le sorgho (+1 million).

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Les échanges mondiaux de soja sont estimés en repli de 3 % d’une année sur l’autre en 2020/21 car une réduction de la rentabilité du secteur porcin bride la demande chinoise, les ventes à des acheteurs de moindre envergure étant aussi impactées par les prix et les coûts de fret élevés. La production mondiale en 2021/22 devrait grimper de 5 % d’une année sur l’autre, à un pic de 380 millions de tonnes, grâce à des récoltes volumineuses chez les trois ténors, alors qu’on mise sur une accélération de la consommation en raison de la demande plus ferme de la Chine. Les inventaires mondiaux devraient augmenter, mais les disponibilités américaines pourraient rester tendues compte tenu des perspectives qui suggèrent une utilisation locale et des exportations élevées. Les échanges sont jugés grimper de 3 % d’une année sur l’autre en raison de la demande asiatique.

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Sur toile de fond de la demande des acheteurs d’Afrique et d’Asie, les échanges mondiaux de riz en 2021 sont jugés grimper de 7 % d’une année sur l’autre, à 47 millions de tonnes, les exportations de l’Inde augmentant fortement à un pic de 18,5 millions. En lien avec de plus grosses moissons chez les principaux producteurs asiatiques, la production mondiale en 2021/22 devrait augmenter de 1 % d’une année sur l’autre, à un nouveau pic de 512 millions de tonnes, la consommation et les stocks étant estimés s’orienter à la hausse. Comme les échanges en 2022 n’évolueront probablement guère d’une année sur l’autre, le Conseil s’attend à ce que les ventes de l’Inde se contractent car les expéditions de la Thaïlande devraient se redresser en raison d’une offre abondante à prix sans doute compétitifs.

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RESUME DU MARCHE

Dopé par les hausses robustes des cotations à l’exportation pour le blé et l’orge, le GOI du CIC a gagné 2 % d’un mois sur l’autre.

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Le sous-indice blé du GOI du CIC a progressé de 8 % d’un mois sur l’autre, à son plus haut niveau en huit ans et demi, du fait des craintes croissantes d’une détérioration des perspectives de récolte et d’une moisson de piètre qualité chez certains exportateurs clés.

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Presque exclusivement en lien avec un repli des prix aux Etats-Unis, qui se sont orientés à la baisse du fait des résultats positifs de la tournée des récoltes et des données médiocres pour la production d’éthanol, le sous-indice maïs du GOI du CIC a fléchi de 1 % d’un mois sur l’autre.

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Avec des tendances mixtes chez les principaux fournisseurs, le sous-indice riz du GOI du CIC est resté plus ou moins inchangé d’un mois sur l’autre.

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Le sous-indice soja du GOI du CIC s’est détendu de 1 %, légèrement comprimé par l’amélioration des conditions météorologiques dans le Midwest et par les replis de l’huile de soja à la fin du mois.