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Resume

FAITS SAILLANTS

A 2.210 millions de tonnes, les prévisions de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2020/21 font 9 millions de moins d’un mois sur l’autre, car une nouvelle grosse réduction formulée pour le maïs (principalement pour les Etats-Unis, l’Argentine et le Brésil) n’est qu’en partie compensée par des hausses pour le blé (notamment pour l’Australie, le Canada et la Russie) et l’orge (Argentine, Canada). Les perspectives de consommation de céréales sont abaissées de 5 millions de tonnes, à 2.216 millions, avec des détériorations pour l’alimentation animale et les usages industriels de maïs qui l’emportent sur de modestes hausses pour les autres céréales secondaires et le blé. Principalement en lien avec un ajustement à la baisse pour le maïs, les prévisions de stocks toutes céréales confondues à la fin de 2020/21 reculent de 5 millions de tonnes, à 611 millions, ce qui représente une contraction de 6 millions d’une année sur l’autre. Le chiffre pour les échanges (juillet-juin) est rogné à 408 millions, car une hausse des projections d’expéditions de blé, d’orge, de sorgho et d’avoine n’absorbe pas entièrement une réduction dans le cas du maïs.

Les premières projections pour l’offre et la demande de blé en 2021/22 suggèrent une production record et, malgré une consommation plus forte, une nouvelle augmentation des stocks mondiaux. Toutefois, la hausse des stocks devrait une fois de plus être centrée sur la Chine et l’Inde. On mise sur des échanges supérieurs à la moyenne, même s’ils ne seront pas aussi élevés que le record de l’année précédente. La Russie va peut-être exporter moins qu’en 2020/21, mais elle pourrait rester le plus gros exportateur.

Principalement pour traduire des ajustements à la baisse pour les récoltes sud-américaines, les perspectives du Conseil concernant la production mondiale de soja sont rognées de 6 millions de tonnes, à 359 millions, ce qui fait tout de même 6 % de plus que l’an dernier. Bien que la réduction soit en partie compensée par un chiffre plus élevé des stocks d’ouverture – en lien avec la réticence des ventes par les producteurs argentins – la consommation est tout de même écornée de 4 millions de tonnes, à 365 millions, un gain de 4 % d’une année sur l’autre. Si les stocks de report mondiaux ne sont guère estimés changés d’un mois sur l’autre, à 45 millions de tonnes (-6 millions d’une année sur l’autre), les perspectives pour les inventaires des principaux exportateurs sont rognées de 2 millions, à 10 millions de tonnes, la contraction notable d’une année sur l’autre découlant d’un effondrement des stocks aux Etats-Unis. Les prévisions d’échanges sont maintenues à 168 millions de tonnes, un repli marginal d’une année sur l’autre.

La production mondiale de riz en 2020/21 est estimée globalement inchangée par rapport au mois dernier, à 503 millions de tonnes mais, du fait d’un chiffre plus bas pour les stocks d’ouverture, le total des disponibilités est étêté de 2 millions d’un mois sur l’autre. Comme la consommation est relevée à un nouveau pic, les stocks de report mondiaux sont abaissés à 175 millions de tonnes (+1 million d’une année sur l’autre), l’essentiel de l’ajustement à la baisse intervenant chez les principaux exportateurs, notamment l’Inde. A 45 millions de tonnes, la projection d’échanges en 2021 n’est guère changée et représente un modeste redressement d’une année sur l’autre.

Comme tous ses composants s’orientent à la hausse, avec les gains les plus marqués pour le maïs et le soja, l’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) se redresse de 10 % depuis le GMR de novembre.

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VUE D’ENSEMBLE

La production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2020/21 devrait croître de 23 millions de tonnes d’une année sur l’autre, pour atteindre un pic absolu de 2.210 millions, y compris des moissons records de blé et d’orge. Bien que la pandémie de COVID continue de freiner la demande dans certains secteurs, notamment pour l’éthanol-carburant et l’industrie brassicole, la consommation mondiale devrait croître pour la cinquième année consécutive, à 2.216 millions de tonnes (+24 millions d’une année sur l’autre). Cela comprend des gains de 8 millions de tonnes pour le maïs et le blé et des hausses de 2 millions pour l’orge, pour le sorgho et pour l’avoine. Une autre diminution des stocks mondiaux de céréales est envisagée, à 611 millions de tonnes (-6 millions d’une année sur l’autre), leur plus bas niveau en cinq ans. Le repli est entièrement imputable à une baisse des inventaires de maïs, à leur plus bas niveau en huit ans, du fait des contractions aux Etats-Unis, en Chine et dans l’UE. En revanche, les stocks de blé pourraient grimper à un nouveau pic, bien que l’essor intervienne principalement en Chine et en Inde, alors que les stocks de report cumulés de blé chez les principaux exportateurs ne devraient guère changer d’une année sur l’autre. Les stocks mondiaux d’orge sont jugés se hisser à leur plus haut niveau en 11 ans, en partie du fait d’une forte hausse en Australie, après une moisson exceptionnelle. Outre des hausses solides pour les expéditions de blé, de maïs et de sorgho, les échanges mondiaux de céréales en 2020/21 (juillet-juin) devraient atteindre un record de 408 millions de tonnes, en hausse de 4 % d’une année sur l’autre.

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Malgré la détérioration des perspectives dans l’hémisphère Sud, la production mondiale de soja en 2020/21 devrait tout de même augmenter de 6 % d’une année sur l’autre, principalement du fait d’une récolte beaucoup plus grosse aux Etats-Unis. Confortée par la croissance du secteur de l’alimentation animale en Chine, l’utilisation mondiale est jugée croître de 4 %, à un pic de 365 millions de tonnes ; une transformation accrue chez les principaux exportateurs est également probable, étayée par la demande locale et internationale pour les produits du soja. Les inventaires mondiaux devraient se contracter pour la deuxième année consécutive car les stocks des principaux exportateurs s’effondrent à 10 millions de tonnes, un repli d’une année sur l’autre de l’ordre de 60 % en lien avec une forte réduction aux Etats-Unis. Si l’on mise sur une modeste augmentation des livraisons à la Chine, la contraction des disponibilités et des prix élevés pourraient brider les achats par d’autres importateurs et les échanges reculent de 1 % d’une année sur l’autre. Les expéditions américaines sont jugées grimper d’environ un tiers d’une année sur l’autre, à un nouveau pic.

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La production mondiale de riz est provisoirement placée à un nouveau pic du fait des plus grosses récoltes engrangées chez les producteurs asiatiques, y compris l’Inde et la Chine. La consommation est également estimée s’orienter à la hausse sous l’effet de l’essor démographique, mais l’utilisation en Inde pourrait reculer en raison de la fin des plans de sécurité alimentaire liés à la COVID-19. Après une contraction l’an dernier, les stocks mondiaux pourraient s’orienter à la hausse, y compris un modeste gain en Inde. Ce pays devrait aussi conserver sa position de premier exportateur au monde, même si ses expéditions risquent de reculer par rapport au record de l’an dernier, car la Thaïlande regagne une part de marché. Les échanges mondiaux devraient croître de 5 % d’une année sur l’autre, du fait d’une demande plus forte de l’Afrique subsaharienne.

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RESUME DU MARCHE

Les prix mondiaux à l’exportation ont enregistré de nouveaux gains robustes depuis la fin de novembre. Sous l’effet des progrès solides des valeurs du maïs et du soja, le GOI du CIC a gagné 10 %, à son plus haut niveau depuis juillet 2013.

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Le sous-indice blé du GOI du CIC a affiché un gain de 9 % depuis le dernier GMR, grâce à des fondamentaux favorables du côté de l’offre et l’effet boule de neige des cultures en ligne.

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Le sous-indice maïs du GOI du CIC s’est redressé de 13 % face à la détérioration des perspectives de récoltes sud-américaines et la contraction des disponibilités aux Etats-Unis.

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Avec notamment des gains généraux chez les principaux fournisseurs asiatiques, le sous-indice riz du GOI du CIC a grimpé de 6 % depuis la fin de novembre.

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Face à l’amenuisement des disponibilités aux Etats-Unis et à un regain d’inquiétudes concernant les perspectives de production en Argentine et au Brésil, le sous-indice soja du GOI du CIC a augmenté de 11 %, en hausse de 52 % par rapport à un an plus tôt.