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Resume

FAITS SAILLANTS

En tenant compte des révisions à la hausse pour le blé et le maïs, les prévisions de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2020/21 sont relevées de 9 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.224 millions, une augmentation de 2 % par rapport à l’an dernier. Du fait d’une hausse de la consommation, les projections de stocks de report pour toutes les céréales à la fin de 2020/21 font 2 millions de tonnes de moins que le mois dernier, pour s’établir à 609 millions (-8 millions d’une année sur l’autre). Les perspectives d’échanges (juillet-juin) sont dopées de 4 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 416 millions (+6 % d’une année sur l’autre), y compris de plus grosses expéditions de blé, de maïs et d’orge que le mois dernier.

La première série de projections complètes de l’offre et la demande pour toutes les céréales pour 2021/22 suggère une production record, à 2.287 millions de tonnes, en hausse de 3 % sur l’an dernier. Toutefois, une offre supérieure devrait être entièrement absorbée par une utilisation plus forte, ce qui laisse les stocks mondiaux inchangés d’une année sur l’autre.

Avec des hausses formulées pour le Brésil et l’Inde qui font plus que compenser une baisse pour l’Argentine, la production mondiale de soja en 2020/21 devrait être légèrement supérieure au mois dernier, à 361 millions de tonnes (+7 % d’une année sur l’autre). Comme la hausse nette de l’offre est égale au chiffre majoré de l’utilisation, les stocks restent stables d’un mois sur l’autre, à 45 millions de tonnes (-7 millions sur l’an dernier). Les échanges augmentent légèrement, à 170 millions de tonnes, ce qui équivaut au record de l’année précédente. Les superficies moissonnées mondiales devraient croître de 4 % d’une année sur l’autre en 2021/22 car la production atteint un pic de 383 millions de tonnes. Si l’on mise sur une certaine reconstitution des stocks, les inventaires des principaux exportateurs vont probablement rester tendus. Les échanges devraient croître de 2 % d’une année sur l’autre.

Les prévisions de consommation mondiale de riz en 2020/21 sont relevées d’un mois sur l’autre, avec des stocks de clôture qui sont légèrement rognés, à 174 millions, plus ou moins inchangés par rapport à l’an dernier. Compte tenu des perspectives d’une hausse des semis chez les principaux exportateurs, la production mondiale en 2021/22 est estimée croître de 1 % d’une année sur l’autre, à un pic de 510 millions de tonnes, le total de l’utilisation et des inventaires atteignant peut-être de nouveaux pics. Les échanges en 2022 sont projetés à un niveau élevé du fait de la demande africaine.

L’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) a perdu 3 % d’un mois sur l’autre. Tous les sous-indices constitutifs ont fléchi par rapport au mois dernier, les replis les plus marqués concernant le blé et l’orge.

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VUE D’ENSEMBLE

A un record de 2.224 millions de tonnes, la production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2020/21 devrait faire 39 millions de tonnes de plus que l’an dernier, y compris des moissons records de blé, de maïs et d’orge. Un quatrième repli consécutif des stocks de report mondiaux est envisagé, à 609 millions de tonnes, en recul de 8 millions d’une année sur l’autre, ce qui est entièrement dû à un nouvel amenuisement des inventaires de maïs. Les échanges devraient atteindre un record de 416 millions de tonnes (+22 millions d’une année sur l’autre), avec des expéditions de blé et de maïs à des niveaux records.

La première évaluation par le Conseil de l’offre et la demande mondiales toutes céréales confondues en 2021/22 prévoit une hausse de 62 millions de tonnes de la production, à 2.287 millions, y compris de nouveaux pics pour le blé et le maïs. Une hausse de l’utilisation pour l’alimentation humaine, l’alimentation animale et les usages industriels est jugée gonfler le total de la consommation par de millions de tonnes d’une année sur l’autre, à 2.286 millions. A 609 millions de tonnes à la fin de 2021/22, les stocks mondiaux devraient rester inchangés d’une année sur l’autre. En tenant compte d’une réduction des expéditions de blé et d’orge, les échanges mondiaux sont jugés reculer de 6 millions de tonnes d’une année sur l’autre, à 410 millions.

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Principalement en lien avec de plus grosses moissons aux Etats-Unis et au Brésil, la production mondiale de soja en 2020/21 est placée à 361 millions de tonnes (+7 % d’une année sur l’autre), en légère hausse par rapport au record de 2018/19. Comme la consommation devrait progresser, les stocks pourraient reculer pour la deuxième année consécutive, avec des inventaires aux Etats-Unis qui s’effondrent après une campagne de grosses exportations. Les échanges sont jugés stables d’une année sur l’autre, à un pic de 170 millions de tonnes. Comme les valeurs élevées vont probablement donner lieu à une réaction significative de l’offre, les superficies mondiales pourraient croître de 4 % d’une année sur l’autre en 2021/22 de sorte que la production augmente à un pic de 383 millions de tonnes. A mesure que le total de l’utilisation augmente, on ne mise que sur un modeste redressement des stocks, alors que les inventaires chez les principaux exportateurs restent minces. Les échanges sont jugés atteindre un nouveau pic et les importations de la Chine pourraient, une fois de plus, dépasser 100 millions de tonnes.

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Pour traduire les plus grosses récoltes chez les exportateurs, la production mondiale de riz en 2020/21 est estimée faire 1 % de plus que l’an dernier, à un pic de 504 millions de tonnes. En tenant compte d’une augmentation de l’utilisation dans l’alimentation animale, la consommation en Chine est jugée s’orienter à la hausse à mesure que la consommation mondiale continue d’augmenter, alors que les inventaires ne devraient guère afficher de changement d’une année sur l’autre. Du fait des achats plus fermes par des importateurs d’Asie et d’Afrique, les échanges devraient croître de 4 % d’une année sur l’autre en 2021. Les perspectives pour 2021/22 demeurent hypothétiques ; toutefois, de plus gros semis en Asie pourraient doper la production mondiale, avec une utilisation totale et des stocks qui pourraient aussi atteindre de nouveaux pics. Les échanges en 2022 sont estimés rester élevés du fait de la demande africaine.

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RESUME DU MARCHE

Avec une physionomie plus détendue sur tous les marchés, et particulièrement pour le blé et l’orge, le GOI du CIC a perdu 3 % en mars, mais les prix moyens des céréales et des oléagineux restaient nettement plus élevés que l’an dernier.

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Le sous-indice blé du GOI du CIC a perdu 6 % d’un mois sur l’autre du fait des perspectives de production généralement favorables pour 2021/22 et des signes d’un ralentissement de la demande immédiate à l’exportation.

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En partie en lien avec des pressions saisonnières en Argentine, le sous-indice maïs du GOI du CIC a fléchi de 2 % d’un mois sur l’autre.

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Le sous-indice riz du GOI du CIC a reculé de 1 %, principalement du fait des cotations plus faibles en Thaïlande, où les offres ont reculé du fait d’une demande frileuse et de la moisson des cultures de contre-saison.

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Comprimé principalement par des prix plus mous en Argentine et au Brésil, le sous-indice soja du GOI du CIC a perdu 3 % d’un mois sur l’autre.