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Resume

FAITS SAILLANTS

Les prévisions de production toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2018/19 sont majorées de 5 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.142 millions, essentiellement du fait des révisions à la hausse pour les moissons de maïs rentrées en Amérique du Sud et en Afrique du Sud. Comme la consommation n’affiche qu’une modeste hausse par rapport au mois dernier, les perspectives de stocks de clôture sont relevées d’environ 2 millions de tonnes, à 619 millions, un repli de 26 millions sur un an. Le chiffre des échanges fait 2 millions de tonnes de plus que le mois dernier, à 368 millions (369 millions l’année précédente), principalement en lien avec des importations de maïs plus fortes que prévu par le Canada, l’UE, la Turquie et la Chine.

La projection de production totale de céréales en 2019/20 est rognée de 21 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.156 millions (+1 % d’une année sur l’autre), essentiellement du fait d’un début difficile du cycle de végétation pour le maïs américain. En raison des révisions formulées pour l’Inde, l’UE et l’Ukraine, les prévisions de production de blé font 3 millions de tonnes de plus d’un mois sur l’autre, à un chiffre record de 769 millions (+5 % d’une année sur l’autre). Avec des disponibilités moindres et une réduction de la demande (-5 millions de tonnes, surtout pour l’alimentation animale/usages résiduels), le total des stocks de céréales à la fin de 2019/20 est placé en repli de 14 millions sur le mois dernier, à 588 millions (-5 % d’une année sur l’autre). L’essentiel du changement par rapport au mois de mai est lié à une perspective plus tendue pour les inventaires de maïs aux Etats-Unis. Les échanges font 1 million de tonnes de plus que le mois dernier car des prévisions accrues d’expéditions de maïs et de blé sont en partie absorbées par une contraction des perspectives pour le sorgho.

Les estimations de production mondiale de soja en 2018/19 sont placées à un record de 363 millions de tonnes. Comme le total de l’utilisation est rogné d’un mois sur l’autre, les stocks sont estimés en légère hausse, à un pic de 54 millions de tonnes, un quart de plus que l’an dernier. Jugés plus ou moins stables par rapport au mois de mai, les échanges devraient reculer de 1 % d’une année sur l’autre. Principalement du fait d’une détérioration aux Etats-Unis, où les conditions météo ont été très difficiles pour les cultures, la production mondiale en 2019/20 est hypothétiquement estimée reculée de 9 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 349 millions, en repli de 4 % d’une année sur l’autre. Le repli des disponibilités d’un mois sur l’autre est essentiellement imputable à une contraction des perspectives d’inventaires ; à 45 millions de tonnes, les stocks de report pourraient se contracter d’un cinquième d’une année sur l’autre, mais tout de même légèrement au-dessus de la moyenne. Les échanges sont placés à 152 millions de tonnes, en légère hausse sur l’an dernier.

Les prévisions du Conseil pour l’offre et la demande de riz en 2018/19 ne sont guère changées depuis le mois dernier. Les échanges sont placés à 46 millions de tonnes, avec des baisses chez les principaux exportateurs qui font contraste avec une hausse des expéditions de la Chine, lesquelles sont étayées par la demande africaine de variétés à grain long. La projection d’échanges mondiaux en 2020 marque un léger repli d’un mois sur l’autre, à 47 millions de tonnes (+1 million d’une année sur l’autre), car on s’attend à une baisse des achats chinois.

Soutenu par les incertitudes qui planent sur les perspectives de production dans certaines régions, l’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) a augmenté de 2 % depuis le dernier GMR, principalement du fait des gains des prix moyens à l’exportation du maïs (+6 %) et du blé (+2 %).

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VUE D’ENSEMBLE

A 2.142 millions de tonnes, la production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2018/19 devrait légèrement dépasser le résultat de l’an dernier et, malgré des stocks d’ouverture moindres, les disponibilités globales ne devraient être que légèrement plus tendues d’une année sur l’autre. Néanmoins, à mesure que la consommation continue de croître, on envisage une nouvelle diminution des stocks de report, à 619 millions de tonnes, leur plus bas niveau en trois ans. Le total des échanges de céréales devrait être légèrement moindre d’une année sur l’autre car des expéditions réduites de blé, d’orge, de sorgho et d’avoine absorbent des volumes accrus de maïs et de seigle.

Le total de la production mondiale de céréales en 2019/20 devrait croître de 1 %, à 2.156 millions de tonnes. La moisson accrue ne compense pas la contraction des stocks d’ouverture et le total des disponibilités devrait tomber à son plus petit niveau en quatre campagnes. A la fin de 2019/20, le total des stocks de céréales devrait se contracter pour la troisième année consécutive, à 588 millions de tonnes, son plus bas niveau en cinq ans, le taux de repli affichant une accélération à 31 millions d’une année sur l’autre (26 millions l’année précédente), entièrement du fait d’un troisième repli consécutif pour le maïs (-48 millions). Ceux-ci sont jugés reculer à leur plus bas niveau en six ans, l’essentiel du repli intervenant en Chine (-24 millions de tonnes) et aux Etats-Unis (-18 millions). Les stocks de blé pourraient atteindre un niveau record, y compris des accumulations en Chine et en Inde. Une certaine reprise des stocks de report de blé est attendue chez les principaux exportateurs, même si leur total agrégé devrait rester inférieur à la moyenne quinquennale. Le total des échanges de céréales est projeté à un record absolu, des expéditions accrues de blé et d’orge étant compensées par le premier repli des échanges de maïs en 11 ans.

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Comme les principaux producteurs rentrent des récoltes exceptionnelles, la production mondiale de soja est placée à un pic de 363 millions de tonnes en 2018/19, un gain de 6 % d’une année sur l’autre. Toutefois, on mise seulement sur une croissance marginale de l’utilisation car une demande plus ferme dans certains marchés est quasiment essuyée par une contraction en Chine – qui découle des effets de la peste porcine africaine d’une part et d’un différend commercial prolongé avec les Etats-Unis. Par conséquent, les stocks sont jugés atteindre un pic de 54 millions de tonnes et ils devraient plus que doubler aux Etats-Unis. Les perspectives de l’offre et la demande 2019/20 sont hypothétiques. Néanmoins, la production mondiale est jugée reculer de 4 % d’une année sur l’autre car une campagne de végétation difficile se traduit par une récolte américaine sensiblement réduite. Par conséquent, les inventaires devraient diminuer, principalement du fait d’une contraction chez les principaux exportateurs, tout en restant supérieurs à la moyenne. Les échanges devraient s’orienter à la hausse mais les perspectives relatives aux besoins de la Chine restent incertaines.

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Les gains chez les principaux exportateurs, en particulier en Inde où les producteurs ont rentré une récolte principale record, ont hissé la production de riz en 2018/19 à un nouveau pic de 499 millions de tonnes. Malgré une consommation totale en hausse, les stocks mondiaux vont probablement augmenter, y compris une croissance nominale en Chine. En 2019/20, de nouveaux gains en Asie pourraient hisser la production à un nouveau pic, tandis que des disponibilités abondantes et l’essor démographique pourraient doper la consommation. Les échanges mondiaux en 2020 devraient grimper car une demande plus forte de l’Afrique subsaharienne compense des achats moindres par des importateurs asiatiques, comme la Chine.

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RESUME DU MARCHE

Le GOI du CIC s’est renforcé pour le troisième mois consécutif, grimpant de 2 % par rapport au GMR de mai, car divers soucis liés aux conditions météo ont contribué à des gains pour les prix à l’exportation du maïs, du soja, du blé et du riz.

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Principalement étayé par les menaces météorologiques pour les récoltes en Amérique du Nord, dans l’UE et la région Mer Noire, le sous-indice blé du GOI du CIC a gagné 2 % nets d’un mois sur l’autre.

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Devant les inquiétudes croissantes pour les perspectives de production aux Etats-Unis, le sous-indice maïs du GOI du CIC s’est propulsé à un pic de 13 mois, en hausse de 6 % par rapport à la fin mai.

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Le sous-indice riz du GOI du CIC s’est raffermi de 1 % du fait des préoccupations soulevées par les conditions défavorables pour les cultures en Thaïlande et aux Etats-Unis.

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Avec un soutien découlant d’un temps excessivement humide pour les semis aux Etats-Unis, le sous-indice soja du GOI du CIC a gagné 1 % sur le mois écoulé.