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Resume

FAITS SAILLANTS

Principalement du fait des ajustements apportés au maïs, les perspectives de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2019/20 sont majorées de 8 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.170 millions. Les chiffres de production de maïs sont relevés pour les Etats-Unis (+3 millions de tonnes) et la Chine (+5 millions). Les changements apportés à l’utilisation de céréales n’absorbent qu’une partie de l’augmentation de l’offre, de sorte que les prévisions de stocks mondiaux sont relevées de 5 millions de tonnes, à 599 millions, une baisse de 25 millions d’une année sur l’autre. Les projections d’échanges sont dopées de 2 millions de tonnes, essentiellement du fait des importations de blé plus fortes que prévu par l’Iran et la Turquie.

En raison d’une hausse du chiffre avancé pour l’Inde, la projection de superficie moissonnée mondiale de blé en 2020/21 est révisée à la hausse par rapport au GMR de novembre pour atteindre 220 millions d’hectares, environ 1 % de plus que l’an dernier. Les projections préliminaires de l’offre et la demande suggèrent une moisson mondiale de blé légèrement plus grosse et, si l’on mise sur une hausse de la consommation, on pourrait tout de même assister à une nouvelle augmentation des stocks à la fin de la campagne. Toutefois, la croissance des inventaires pourrait rester centrée sur la Chine et l’Inde.

Comme les augmentations pour la Chine et le Brésil font plus que compenser des réductions ailleurs, les prévisions de production mondiale de soja en 2019/20 sont relevées de 1 million de tonnes, à 342 millions, ce qui représente un repli de 5 % d’une année sur l’autre du fait d’une moisson sensiblement moindre aux Etats-Unis. La hausse des disponibilités par rapport à novembre est répartie entre de modestes révisions à la hausse de la consommation et des stocks. Néanmoins, les inventaires devraient se contracter sensiblement du fait d’une forte diminution de la récolte américaine. En intégrant la perspective d’une hausse des importations chinoises, les prévisions d’échanges sont relevées de 1 million de tonnes, à 152 millions, stables d’une année sur l’autre.

Du fait des réductions formulées pour la Thaïlande, la Chine et les Etats-Unis, les prévisions de production mondiale de riz en 2019/20 sont rognées de 1 million de tonnes d’un mois sur l’autre, à 499 millions, en léger repli par rapport au pic de l’année précédente. Comme l’utilisation de riz est jugée inchangée par rapport à novembre, et comme les stocks d’ouverture sont légèrement rognés d’un mois sur l’autre, les inventaires cumulés sont rognés de 3 millions de tonnes, à 177 millions (173 millions), ce qui reste le plus haut niveau jamais enregistré. En partie du fait d’une projection réduite des livraisons à la Chine, les perspectives d’échanges en 2020 sont abaissées de 1 million de tonnes, à 44 millions, une hausse de 4 % d’une année sur l’autre.

L’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) s’est redressé de 4 % depuis le dernier GMR, y compris de fortes remontées pour le blé, le maïs et le riz.

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VUE D’ENSEMBLE

La moisson mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2019/20 devrait être la deuxième plus grosse récolte jamais enregistrée, à 2.170 millions de tonnes (+1 % d’une année sur l’autre), car une hausse des moissons de blé et d’orge fait plus que compenser une production de maïs moindre. La consommation de céréales devrait grimper de 1 %, à un nouveau pic, y compris des progrès pour l’alimentation humaine, l’alimentation animale et les usages industriels. Comme la hausse de la demande dépasse l’augmentation de l’offre, les stocks mondiaux sont jugés se rétracter pour la troisième année consécutive, à 599 millions de tonnes, leur plus bas niveau en quatre ans. La diminution d’une année sur l’autre est exclusivement imputable au maïs, tandis qu’une reconstitution des stocks est envisagée pour le blé et l’orge. A 377 millions de tonnes (+4 % d’une année sur l’autre), le total des échanges de céréales est placé à un nouveau pic, y compris le onzième essor consécutif des expéditions de maïs.

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A l’instar du Brésil, plusieurs producteurs de soja pourraient battre des moissons records en 2019/20. Toutefois, comme les Etats-Unis rentrent la plus petite récolte en six ans, la production mondiale est jugée reculer de 19 millions de tonnes d’une année sur l’autre, à 342 millions. Avec une offre plus tendue que l’an dernier tandis que la consommation grimpe à un nouveau sommet, les stocks de report devraient se contracter d’un tiers d’une année sur l’autre, à 36 millions de tonnes, y compris des inventaires américains qui eux sont divisés par deux. La demande mondiale à l’importation ne devrait guère évoluer d’une année sur l’autre car des expéditions sans doute plus grosses aux marchés asiatiques, principalement en Chine, à l’Afrique et l’UE, sont contrées par des livraisons moindres ailleurs. Les perspectives de ventes au titre de la campagne tout entière par les Etats-Unis et le Brésil dépendront probablement des achats de la Chine au cours des prochains mois.

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Avec un potentiel de gains limité chez les producteurs asiatiques, y compris la Thaïlande, où les conditions de sécheresse risquent d’entraîner une dégradation des chiffres avancés pour la récolte de contre-saison, la production mondiale de riz en 2019/20 est jugée en légère baisse sur l’an dernier. Face à des disponibilités records, la croissance de la demande pour l’alimentation humaine devrait propulser la consommation à un nouveau pic, tandis que les stocks devraient grimper de 2 % d’une année sur l’autre, à un pic de 177 millions de tonnes. Sur ce total, les réserves des principaux exportateurs devraient atteindre 40 millions de tonnes, leur plus haut niveau en six ans. Les échanges devraient se redresser légèrement, à 44 millions de tonnes, du fait d’une demande plus ferme émanant d’acheteurs d’Afrique subsaharienne. Toutefois, les perspectives sont hypothétiques, notamment pour le Nigéria, en raison des restrictions appliquées aux flux transfrontières.

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RESUME DU MARCHE

Sous l’effet des gains marqués des prix à l’exportation du blé, du maïs et du riz, le GOI du CIC a atteint son plus haut niveau depuis octobre 2018, en hausse de 4 % par rapport au dernier GMR et de 2 % d’une année sur l’autre.

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Le sous-indice blé du GOI du CIC a gagné 9 %, pour se hisser à un pic de 11 mois, conforté par une demande à l’exportation ferme, la confirmation d’une modeste récolte australienne et des inquiétudes soulevées par des conditions loin d’être idéales pour les récoltes 2020/21 en certains points de l’UE et dans la région Mer Noire.

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Le sous-indice maïs du GOI du CIC a gagné 8 % au cours des deux derniers mois, étayé par un repli saisonnier des disponibilités sud-américaines et par la fermeté générale de la demande.

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Tiré vers le haut par de solides avancées en Thaïlande et aux Etats-Unis, le sous-indice riz du GOI du CIC s’est raffermi de 6 %.

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Comme la perspective d’une grosse nouvelle récolte contribue à de modestes pertes au Brésil, le sous-indice soja du GOI du CIC a perdu près de 1 % depuis le GMR de novembre.