Resume
FAITS SAILLANTS
Les révisions à la hausse des récoltes de maïs en Inde, en Argentine, au Brésil, en Afrique du Sud et au Paraguay expliquent presque entièrement la progression de 12 millions de tonnes ce mois-ci de la prévision de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) pour 2025/26. Les chiffres pour la consommation, les stocks de fin de campagne (cumul des campagnes locales respectives de commercialisation) et les échanges sont également relevés en glissement mensuel.
Grâce à des perspectives revues à la hausse pour le maïs, l’orge et le blé, la projection de la récolte mondiale pour 2026/27 est relevée de 13 millions de tonnes par rapport à mai. Un phénomène El Niño est désormais en cours et devrait se renforcer durant le second semestre de l’année. Bien que le risque de variabilité des rendements soit accru, en particulier pour les prochaines récoltes de l’hémisphère Sud, l’impact reste incertain à ce stade. Des inquiétudes persistent également concernant l’accessibilité des engrais, mais le récent recul des prix des intrants apporte un certain soulagement. La consommation prévue est relevée de 11 millions de tonnes par rapport à l’estimation précédente et les stocks de report de fin de campagne augmentent de 3 millions. En tenant compte des révisions à la baisse pour le blé et l’orge, les échanges sont ajustés à la baisse de 1 million de tonnes, ce qui pourrait représenter 15 millions de moins d’une année sur l’autre.
La prévision pour les échanges mondiaux de soja en 2025/26 est légèrement diminuée mais, à 186 millions de tonnes (+1 %), ils pourraient toutefois atteindre un nouveau sommet, portés par une demande asiatique robuste. Pour 2026/27, les perspectives du Conseil pour l’offre et la demande mondiales restent proches de celles de mai, avec une production, une utilisation et des échanges évoluant vers de nouveaux pics respectifs.
À la suite d’une révision à la hausse pour l’Inde, l’estimation de la production mondiale de riz pour 2025/26 est relevée en glissement mensuel et atteint un record de 546 millions de tonnes (+1 %). Un événement El Niño marqué pourrait pénaliser les rendements en 2026/27 chez les principaux producteurs asiatiques, la production mondiale restant quasiment stable sur un an. La projection des échanges pour 2027 est maintenue à un sommet de 62 millions de tonnes (+4 %).
Sous l’effet des baisses mensuelles des prix à l’exportation du maïs, du blé et du soja, l’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) a reculé de 5 % sur le mois, restant cependant supérieur de 4 % en glissement annuel.
Portés principalement par le maïs et le blé, la production, la consommation et les échanges mondiaux toutes céréales confondues devraient atteindre des sommets historiques en 2025/26. Les stocks de report se renforceront également, en hausse de 53 millions de tonnes sur un an.
En raison de la réduction des superficies et de rendements moyens anticipés moins bons, la production de céréales devrait diminuer de 2 % en 2026/27, pour s’établir à 2.426 millions de tonnes. L’utilisation totale est estimée à 2.448 millions de tonnes, soit une hausse de 1 % d’une année sur l’autre, portée principalement par l’alimentation humaine et les usages industriels. Les stocks de fin de campagne devraient se resserrer à 618 millions de tonnes (-3 %), s’alignant plus ou moins sur la moyenne des cinq années précédentes. À 445 millions de tonnes, les échanges mondiaux devraient rester à un niveau élevé, en baisse de 3 % en glissement annuel, tirés par la contraction des flux de blé et d’orge.
Portés par la demande asiatique, les échanges de soja devraient atteindre un sommet en 2025/26, la forte progression des exportations d’Amérique du Sud compensant largement la nette baisse des expéditions américaines. Sur la base de gains de superficies et de rendements tendanciels, la production mondiale est projetée à un niveau record en 2026/27 (+3 %). Dans un contexte de disponibilités abondantes, l’utilisation devrait atteindre un nouveau sommet, mais les stocks risquent toutefois de se tendre. La demande mondiale à l’importation devrait progresser de 2 % en glissement annuel.
La production mondiale de riz en 2026/27 devrait être globalement inchangée en glissement annuel, une hausse marginale en Inde contrastant avec des baisses ailleurs. La consommation mondiale devrait à nouveau progresser de 1 % en glissement annuel, tandis que le cumul des stocks de fin de campagne pourrait progresser, avec des réserves indiennes s’approchant de 60 millions de tonnes. Les échanges de 2027 (janvier-décembre) sont estimés à un niveau record de 62 millions de tonnes (+4 %), soutenus par les besoins africains.
Après une hausse marquée l’année précédente, la production mondiale de lentilles pourrait reculer en 2026/27 sous l’effet d’une diminution des superficies et d’un fléchissement des rendements. Néanmoins, compte tenu de perspectives de disponibilités abondantes, l’utilisation et les stocks mondiaux devraient poursuivre leur progression. On table sur des échanges stables en 2027, les volumes étant façonnés par la demande asiatique.
RÉSUMÉ DU MARCHÉ
Au cours des cinq dernières semaines, les valeurs moyennes à l’exportation du maïs, du blé et du soja se sont affaiblies, portées en partie par des perspectives de disponibilité confortables, mais également influencées par des facteurs extérieurs. Malgré la fermeté des prix du riz qui a partiellement compensé cette tendance, le GOI du CIC a reculé de 5 % net.
Le sous-indice blé du GOI du CIC a fléchi pour atteindre un plus bas de deux mois, en baisse de 7 %. Les marchés nord-américains ont été particulièrement faibles en raison de préoccupations sur la compétitivité à l’export et la pression grandissante des récoltes américaines.
Pénalisé par des conditions culturales américaines de début de campagne favorables et un afflux saisonnier d’offres de l’hémisphère Sud, le sous-indice maïs du GOI du CIC a reculé de 8 % en glissement mensuel.
Le sous-indice riz du GOI du CIC a progressé de 5 % net, soutenu principalement par les fortes hausses en Thaïlande et au Pakistan, où les disponibilités rapprochées se sont contractées.
Sous l’effet de la baisse des prix FOB aux États-Unis et en Argentine, le sous-indice soja du GOI du CIC a globalement perdu 5 %. Le repli s’explique par la baisse des marchés de l’énergie et des conditions météorologiques globalement favorables dans le Midwest.
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