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Resume

FAITS SAILLANTS

À la suite d’une série de révisions à la hausse dans les récents rapports, la prévision de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) pour 2025/26 est abaissée de 1 million de tonnes en glissement mensuel (m/m), à 2.460 millions. Cette réduction reflète principalement une estimation révisée pour l’orge, avec des modifications mineures qui reviennent quasiment à s’annuler pour les autres cultures. En tenant compte de stocks d’ouverture plus faibles, le total des perspectives de l’offre est légèrement plus tendu qu’auparavant, les stocks de report prévus en fin de campagne (cumul des campagnes locales respectives de commercialisation) étant abaissés de 3 millions de tonnes en glissement mensuel, à 631 millions. Avec des hausses annoncées pour le maïs, le blé, l’orge et le sorgho par rapport au mois dernier, la projection d’échanges mondiaux est majorée de 3 millions de tonnes, à 449 millions.

Bien que les prévisions restent provisoires à ce stade, les premières perspectives de l’offre et la demande mondiales de blé semblent légèrement plus tendues pour 2026/27, et l’on mise sur une récolte moindre et de nouvelles hausses de la consommation. Compte tenu des premières hypothèses sur les superficies plantées et en supposant des rendements conformes à la tendance, la récolte de maïs de la prochaine campagne pourrait également diminuer d’une année sur l’autre. Même si la sole d’orge pourrait être inférieure à la moyenne en raison de marges bénéficiaires relativement faibles, le total est estimé plus ou moins comparable à la campagne précédente.

Les prévisions du Conseil pour la production mondiale de soja en 2025/26 sont relevées de 1 million de tonnes par rapport au mois dernier et très légèrement en dessous du pic de l’année précédente. En raison d’une légère révision à la baisse des attentes de consommation, les stocks de report sont relevés de 2 millions de tonnes en glissement mensuel, ce qui représente néanmoins une légère contraction en glissement annuel. Les perspectives d’échanges sont maintenues à 187 millions de tonnes (+1 %). Dans les projections préliminaires pour 2026/27, la superficie mondiale à récolter pourrait rebondir de 2 % en glissement annuel grâce à des gains chez les principaux exportateurs.

La production mondiale de riz en 2025/26 est jugée stable en glissement mensuel, à un record de 543 millions de tonnes. Avec une consommation légèrement moindre, associée à un chiffre plus élevé de stocks d’ouverture, les inventaires de fin de campagne sont relevés de 2 millions de tonnes. Les perspectives pour les échanges en 2026 (janvier-décembre) sont maintenues à un pic de 60 millions de tonnes (+2 %). Si l’on se tourne vers 2026/27, la superficie moissonnée mondiale devrait légèrement augmenter, mais bien des choses dépendront des aides étatiques, étant donné la faiblesse des cours internationaux.

Les baisses de fin 2025 étant désormais totalement gommées, l’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) a gagné 4 % net, inchangé par rapport à l’an dernier. Les hausses des prix du soja ont été les plus notables, mais les valeurs moyennes de l’orge, du blé et du maïs ont également été plus fermes.

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En tenant compte de récoltes records de blé et de maïs, la production mondiale toutes céréales confondues est estimée en hausse de 6 % en 2025/26, à 2.460 millions de tonnes, le plus haut niveau jamais atteint. Malgré les stocks d’ouverture les plus faibles depuis dix ans, l’offre totale est jugée en hausse de 4 %, une progression suffisante pour permettre une augmentation substantielle des stocks de report en fin de campagne, estimés faire 45 millions de tonnes de plus que leur niveau de l’an passé. Sous l’effet d’une hausse des expéditions vers l’Asie, les échanges (juillet-juin) devraient progresser de 6 %.

La production mondiale de soja devrait être légèrement inférieure en glissement annuel, car une récolte potentiellement abondante au Brésil tranche avec des replis attendus aux États-Unis et en Argentine. Dans un contexte d’approvisionnements records, l’utilisation mondiale est estimée à un nouveau sommet (+3 %), une demande plus ferme de produits dérivés dans les principaux segments de l’utilisation finale soutenant une transformation accrue. Les stocks pourraient se resserrer, mais ils devraient rester nettement au-dessus de la moyenne, une légère hausse étant envisagée chez les principaux exportateurs. Les échanges sont estimés à un pic de 187 millions de tonnes (+1 %).

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En grande partie grâce à des hausses chez les principaux exportateurs, la production mondiale de riz en 2025/26 devrait atteindre un pic de 543 millions de tonnes. La consommation mondiale devrait établir un record, car l’essor démographique en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud impulse la demande pour l’alimentation humaine, tandis que les stocks devraient croître de 3 % en glissement annuel. Les échanges devraient croître en 2026, soutenus par une forte demande des acheteurs d’Afrique subsaharienne.

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Grâce à de plus grosses récoltes chez les principaux exportateurs, la production mondiale de pois secs pourrait augmenter d’un cinquième sur un an en 2025/26. Compte tenu d’une offre abondante, l’utilisation totale devrait progresser, tandis qu’un net accroissement des stocks est probable, surtout dans les pays exportateurs. Les échanges devraient afficher une forte hausse en 2026 grâce à la demande asiatique, sans toutefois atteindre les pics passés.

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RÉSUMÉ DU MARCHÉ

Sous l’effet des fortes hausses des prix moyens à l’exportation du soja, le GOI du CIC a gagné 4 % au cours des cinq semaines écoulées depuis le GMR de janvier.

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Le sous-indice blé du GOI du CIC a gagné 2 %, principalement soutenu par les risques de dégâts du gel et par des contraintes logistiques liées aux conditions météo chez plusieurs exportateurs de l’hémisphère Nord.

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Grâce à une demande internationale robuste et des difficultés logistiques ponctuelles aux États-Unis comme en Ukraine, le sous-indice maïs du GOI du CIC s’est raffermi de 1 % en glissement mensuel.

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Le sous-indice riz du GOI du CIC a légèrement fléchi, dans un contexte d’activité généralement morose, en partie lié aux congés saisonniers dans plusieurs marchés asiatiques clés.

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Soutenu principalement par des hausses marquées aux États-Unis et en Argentine, qui tranche avec une progression plus modeste au Brésil sous la pression des récoltes saisonnières, le sous-indice soja du GOI du CIC a gagné 8 % net.