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Resume

FAITS SAILLANTS

Les perspectives de la récolte de maïs 2026/27 ont été pénalisées par des vagues de chaleur successives dans différentes régions d’Europe. Avec peu d’autres changements, la production toutes céréales confondues est estimée en baisse de 5 millions de tonnes en glissement mensuel, à 2.422 millions. La révision à la baisse des perspectives de récolte a entraîné une légère diminution de la projection d’utilisation formulée par le Conseil ; celle-ci est abaissée de 1 million de tonnes, à 2.447 millions, ce qui constitue néanmoins un record. En tenant également compte d’un stock d’ouverture plus faible, l’offre totale devrait être plus tendue, avec des stocks de report (cumul des campagnes locales respectives de commercialisation) abaissés de 8 millions de tonnes par rapport à la projection précédente, à 610 millions.

Des disponibilités importantes devraient soutenir les expéditions de céréales en provenance des principaux fournisseurs de la région mer Noire, mais les perspectives sont nettement moins certaines qu’il y a un mois en raison de l’intensification des hostilités entre la Russie et l’Ukraine et des perturbations logistiques à l’exportation qui en résultent. Principalement en raison d’une révision à la hausse des perspectives d’importation de maïs, les échanges sont prévus en augmentation de 5 millions de tonnes, à 450 millions.

Les attentes du Conseil concernant les échanges de soja en 2025/26 (octobre-septembre) sont relevées de façon marginale, à 187 millions de tonnes, soit une progression de 1 % en glissement annuel. Principalement du fait d’une révision à la hausse pour les États-Unis, qui compense plus que largement la baisse attendue au Brésil, la projection de production mondiale en 2026/27 est légèrement diminuée en glissement mensuel. L’utilisation restant inchangée par rapport à juin, les stocks apparaissent un peu plus restreints. Les échanges sont annoncés à un niveau record (+2 %).

Le bilan mondial de l’offre et la demande de riz pour 2025/26 reste globalement inchangé en glissement mensuel. Reflétant principalement la révision à la baisse des perspectives pour les États-Unis et les producteurs asiatiques, la projection de production mondiale en 2026/27 est rognée de 2 millions de tonnes en glissement mensuel. Les prévisions relatives aux échanges en 2026 et 2027 n’évoluent guère en glissement mensuel, avec des volumes dictés par les besoins d’importations de l’Asie et l’Afrique.

Avec le raffermissement récent des prix FOB du blé, du soja et du maïs sur fond d’évolutions diverses des fondamentaux et du contexte géopolitique mondial, l’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) a progressé de 7 %, atteignant son plus haut niveau depuis juin 2024.

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La deuxième production mondiale la plus élevée de l’histoire toutes céréales confondues est anticipée à 2.422 millions de tonnes en 2026/27, en baisse de 69 millions par rapport au record de la campagne précédente. La plus grande partie du repli s’explique par une récolte plus faible de maïs et de blé, mais aussi par des baisses attendues pour l’avoine, le sorgho et le seigle. L’utilisation devrait atteindre un nouveau sommet et, dans un contexte d’offre plus tendue, les stocks de report pourraient diminuer de 26 millions de tonnes, à seulement 610 millions, un niveau inférieur à la moyenne. Surtout du fait d’expéditions plus faibles de blé et d’orge vers le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, les échanges de céréales devraient reculer à 450 millions de tonnes (-17 millions).

Après une hausse attendue au cours de la campagne précédente, la production mondiale de soja devrait progresser de 10 millions de tonnes en glissement annuel en 2026/27, atteignant un nouveau record grâce à des récoltes plus importantes au Brésil et aux États-Unis. Dans un contexte de disponibilités records et de hausse de la demande de produits dérivés dans les principaux secteurs utilisateurs, la consommation mondiale pourrait atteindre un sommet historique. Les stocks totaux devraient se resserrer pour la deuxième année consécutive, y compris une légère contraction chez les principaux exportateurs. Les échanges devraient progresser de 2 % en glissement annuel, sous l’effet de la demande asiatique.

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La production mondiale de riz devrait diminuer d’environ 1 % en glissement annuel en 2026/27 à la suite de récoltes plus petites en Asie et sur le continent américain. On table sur une hausse modérée de la consommation mondiale en glissement annuel (+1 %), portée par une demande croissante pour l’alimentation humaine en Asie et en Afrique. En tenant compte d’un léger recul chez les principaux exportateurs, les stocks mondiaux pourraient se contracter d’une année sur l’autre. Les échanges en 2027 (janvier-décembre) devraient atteindre un pic de 62 millions de tonnes (+4 %), grâce à des achats accrus en Afrique.

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Associée à des récoltes éventuellement plus faibles en Russie et au Canada, la production mondiale de pois secs pourrait reculer de 14 % sur un an par rapport au sommet de l’année précédente. Dans un contexte d’offre plus tendue, à la fois la consommation et les stocks devraient baisser légèrement en glissement annuel. Après une forte progression prévue au cours de la campagne commerciale précédente, la demande mondiale à l’importation pourrait reculer modérément en 2026/27, sous l’effet d’une contraction en Asie du Sud.

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RÉSUMÉ DU MARCHÉ

Porté par la récente vigueur sur les marchés du soja, du blé et du maïs, le GOI du CIC a progressé de 7 % depuis le GMR de juin.

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Le sous-indice blé du GOI du CIC a gagné 9 %, atteignant son plus haut niveau en plus de deux ans, soutenu par les craintes récentes de perturbations des exportations depuis la région mer Noire, et par la hausse des prix du pétrole brut.

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Le sous-indice maïs du GOI du CIC s’est apprécié de 6 %, effaçant une partie des lourdes pertes du mois précédent sur fond de menaces climatiques dans le Midwest américain.

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Sous l’effet de la faiblesse saisonnière en Thaïlande, qui a contrebalancé la fermeté observée chez d’autres grands exportateurs asiatiques, le sous-indice riz du GOI du CIC a cédé 1 %.

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Porté par des hausses vigoureuses observées aux États-Unis et en Amérique du Sud, le sous-indice soja du GOI du CIC a progressé de 9 % net. Le moral des opérateurs a bénéficié d’une reprise de la vigueur sur les marchés de l’énergie et d’une demande sous-jacente soutenue.